Une personne compatible peut-elle refuser de faire un don ?
Avant d'envisager une greffe à partir de donneur vivant, il faut qu'un proche du malade se porte volontaire.
Dans ce cas, il reçoit une information éclairée et transparente l'aidant à prendre sa décision en toute connaissance de cause. Il est reçu par un comité appelé « comité donneur vivant » composé de cinq membres nommés par arrêté ministériel : trois médecins, une personne qualifiée en sciences humaines et sociales et un psychologue.
Ce comité est chargé de vérifier que le donneur a bien compris les enjeux et les risques éventuels de l'opération, qu'il n'a pas subi de pression psychologique ou financière de l'entourage et qu'il est bien libre de son choix.
Le donneur pressenti doit exprimer son consentement devant le président du tribunal de grande instance ou le magistrat désigné par lui. Jusqu'à l'opération, il peut revenir sur sa décision à tout moment.
A la fin de la procédure, c'est le comité donneur vivant qui donne – ou non – l'autorisation de procéder à la greffe et l'accord du donneur est toujours requis. Il s'agit d'un don, non d'une obligation.
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