Quels organes greffe-t-on à quels malades ?
La greffeGreffeLa greffe est le remplacement, au moyen d’un acte chirurgical, d’un élément du corps humain qui ne fonctionne plus par un élément du corps humain qui fonctionne correctement. Cette technique envisagée par les médecins lorsque plus aucun autre traitement ne marche. d’organeOrganeUn organe est une partie du corps qui remplit une ou plusieurs fonctions bien déterminées. Il est généralement constitué de plusieurs tissus, organisés selon une structure complexe. Chaque organe est essentiel au bon fonctionnement de notre organisme. Les principaux organes sont le coeur, les reins, les poumons, le foie, le pancréas, les intestins. signifie que l’on remplace un organe déficient par un organe sain, lors d’un acte chirurgical. Les malades concernés sont très divers, mais ils ont comme point commun d’avoir un état physique qui se dégrade, malgré les traitements médicaux. Les greffes de cœur, de foie, de poumon sont vitales. La greffe de rein est l’unique alternative à la dialyse à vie.
Du fait de la pénurie de greffons, l’attente de greffe peut durer des mois, parfois plusieurs années. En 2009, 250 personnes en liste d’attente sont décédées faute d’avoir reçu une greffe d’organes à temps.
Organe : définition
Un organe est une partie du corps qui remplit une ou plusieurs fonctions bien déterminées : le rein filtre le sang pour l’épurer de certains déchets, régule la quantité d’eau du corps et fabrique des hormones. Le cœur orchestre la circulation du sang. Le foie est indispensable à la digestion et pour l’élimination des toxines. Le poumon assure l’oxygénation du corps et en élimine le gaz carbonique.
Chaque organe est essentiel au bon fonctionnement de notre organisme.
Les organes greffés
On sait aujourd’hui greffer avec succès six organes différents. Le rein est le plus couramment greffé. Suivent le foie, le coeur, les poumons, le pancréas et des parties de l’intestin.
En 2009, ce sont au total 4 580 organes qui ont été greffés.

Les malades concernés
Parmi les malades qui peuvent être amenés à recevoir un jour une greffe d’organes, on rencontre des personnes atteintes de malformation cardiaque, de cirrhose, de mucoviscidose, d’insuffisance rénale terminale, de certains cancers…
On rencontre également des patients de tous âges, du bébé à des personnes de plus de 70 ans. En 2009, 1 101 patients (24 %) de plus de 60 ans ont reçu une greffe d’organes.
La décision de greffer est prise au cas par cas par un médecin. Tout dépend de l’évolution de la maladie, de l’efficacité des traitements prescrits, de l’état de santé général du malade.
Le remplacement de l’organe déficient est envisagé par le médecin qui suit le patient lorsque plus aucun traitement ne fonctionne. Lorsqu’une greffe de cœur, de foie ou de poumons est décidée, c’est qu’elle est devenue vitale pour le patient : l’organe est en très mauvais état et le patient est en danger de mortMortLa mort correspond à la destruction totale et irréversible des fonctions de l’encéphale, à savoir l’ensemble formé par le cerveau, le cervelet et le tronc cérébral.
Le constat de mort repose sur trois observations cliniques : l’absence totale de conscience et de mouvements, la disparition totale des réflexes du tronc cérébral, l’absence de respiration spontanée. à court ou moyen terme. Dans le cas des patients atteints d’insuffisance rénale terminale, la greffe est la seule alternative à la dialyse.
Le cas de la greffe rénale
Si la greffe de rein est rarement vitale, elle change radicalement la vie de celui qui en bénéficie.
Sans greffe, les personnes en insuffisance rénale terminale sont astreintes à la dialyse à vie. Elles doivent se rendre trois fois par semaine à l’hôpital, à chaque fois durant quatre à six heures, pour filtrer leur sang avec un appareil qui remplace le travail des reins.
La dialyse est un traitement lourd et pénible qui altère la qualité de vie et la santé générale des patients. Ceux-ci sont durablement affaiblis et placés en situation de dépendance qui les oblige souvent à réduire ou cesser toute activité professionnelle.
La dialyse est particulièrement préjudiciable pour les enfants. Connectés 600 heures par an à une machine, ils n’ont plus de scolarité normale. Ils suivent aussi un régime alimentaire strict et prennent de nombreux médicaments. La dialyse les fragilise physiquement, avec des retards de croissance à la clé. Pour cette raison, les enfants dialysés sont prioritaires sur la liste d’attente de reins.
La greffe d’un ou deux reins permet de supprimer les contraintes de la vie sous dialyse. Parce qu’elle fatigue moins l’organisme, elle augmente également l’espérance de vie des malades en insuffisance rénale terminale.
L’attente du greffonGreffonLe greffon est le terme général qui désigne l’élément du corps humain qui doit être greffé. Cela peut être un organe, un tissu ou encore des cellules.
Une fois que la décision de greffer est prise, le médecin inscrit le malade sur la liste nationale d’attente de greffe gérée par l’Agence de la biomédecine.
Du fait de la pénurie d’organes à greffer, l’attente peut durer des mois, parfois des années. A chaque fois qu’un greffon est disponible, il est attribué en priorité aux malades répondant aux critères d’urgence définis dans les règles d’attribution.
Même si la chaîne de prélèvement et de greffe se perfectionne d’année en année, il arrive que des patients décèdent en liste d’attente. En 2009, 250 malades sont morts faute de greffe à temps.
En 2009, 14 403 patients ont attendu une greffe d’organes. Plus de la moitié attendait un organe depuis plus d’un an, avec une forte proportion de personnes nécessitant une greffe rénale.
Date de mise à jour : 15/04/2010


