Peut-on donner un organe de son vivant ?
En France, le don Don Quand on parle de don d’organes ou de tissus, on fait référence à la volonté de la personne qui va être prélevée. Quand on parle de prélèvement, on fait référence à l’acte médical qui est rendu possible par le don. En France, le prélèvement ne peut pas se faire sur une personne qui était contre le don. de rein de son vivant est possible et il est encouragé en tant que moyen supplémentaire de développer la greffe Greffe La greffe est le remplacement, au moyen d’un acte chirurgical, d’un élément du corps humain qui ne fonctionne plus par un élément du corps humain qui fonctionne correctement. Cette technique envisagée par les médecins lorsque plus aucun autre traitement ne marche. , parallèlement au don post mortem. En 2011, 10 % des greffes de rein ont été réalisées grâce à un don du vivant. Le don ne peut bénéficier qu’à un malade de son proche cercle familial. La pratique est très encadrée, pour des raisons médicales mais aussi éthiques.
Principal organe Organe Un organe est une partie du corps qui remplit une ou plusieurs fonctions bien déterminées. Il est généralement constitué de plusieurs tissus, organisés selon une structure complexe. Chaque organe est essentiel au bon fonctionnement de notre organisme. Les principaux organes sont le coeur, les reins, les poumons, le foie, le pancréas, les intestins. concerné : le rein
Le don du vivant est essentiellement pratiqué pour le rein. L’un des deux reins du donneur Donneur Le donneur est la personne sur laquelle le prélèvement d’organes et/ou de tissus a été effectué. est prélevé, sachant qu’un seul de ces organes peut suffire à mener une vie normale. Plus rarement, on peut aussi prélever et greffer une partie du foie d’un donneur vivant, cet organe pouvant se reconstituer ultérieurement. Enfin, très exceptionnellement, cette greffe peut concerner les lobes pulmonaires.
Première condition : le lien familial ou affectif
Le donneur doit être un parent, un frère, une sœur, un fils, une fille, un grand-parent, un oncle, une tante, un(e) cousin(e) germain(e), un(e) conjoint(e), ou toute personne apportant la preuve d’une vie commune depuis au moins deux ans avec le malade en attente de greffe. Le donneur peut aussi être un proche du malade, en mesure de prouver l’existence d’un lien affectif étroit et stable depuis au moins deux ans entre eux. Le donneur doit être majeur.
Deuxième condition : la compatibilité
Comme n’importe quelle greffe, il faut que le donneur et le receveur
Receveur
Le receveur est la personne qui bénéficie de la greffe.
soient les plus compatibles possible : même groupe sanguin, proximité des systèmes HLA…
C’est d’ailleurs pourquoi ce sont les membres de la famille très proche, génétiquement très semblables, qui sont les mieux placés pour donner. En cas d’incompatibilité, il est cependant possible d’envisager un don croisé avec un binôme donneur-receveur dans la même situation - le donneur A doit être compatible avec le receveur B, et le donneur B avec le receveur A.
Troisième condition : l’état de santé du donneur
Les conditions médicales à réunir sont très strictes. Le candidat au don est soumis à un bilan médical complet comportant des examens cliniques, radiologiques et biologiques. On vérifie notamment s’il peut subir une intervention chirurgicale sans risque, et s’il n’est pas porteur de certaines maladies transmissibles.
Quatrième condition : la liberté du choix
Pour donner un rein ou une partie de son foie, il ne suffit pas d’être volontaire et de répondre aux conditions exposées ci-dessus. Il faut aussi suivre un processus au cours duquel le donneur candidat est informé et voit sa candidature soumise à un comité d’expert (appelé « comité donneur vivant »).
Il s’agit de vérifier que le donneur a bien compris les enjeux et les risques de l’opération, mais aussi de s’assurer qu’il n’a pas subi de pression psychologique ou financière de l’entourage, qu’il est bien libre de son choix.
Le donneur pressenti doit exprimer son consentement devant le président du tribunal de grande instance ou le magistrat désigné par lui. Jusqu’à l’opération, il peut revenir sur sa décision à tout moment.
Pour plus d’informations :
http://fnair2.pagesperso-orange.fr/
Date de mise à jour : 12/04/2012
Le don
En pratique
- Qui peut donner ?
- Peut-on donner un organe de son vivant ?
- Quels organes sont prélevés ?
- Comment signaler que l’on est donneur ?
- Comment exprimer son refus ?
- Que faire si l’on change d’avis ?
Les règles et le contrôle




