Peut-on donner de son vivant ?
En France, le donDonQuand on parle de don d’organes ou de tissus, on fait référence à la volonté de la personne qui va être prélevée. Quand on parle de prélèvement, on fait référence à l’acte médical qui est rendu possible par le don. En France, le prélèvement ne peut pas se faire sur une personne qui était contre le don. du vivant est possible. Il est essentiellement pratiqué pour le rein et il ne peut bénéficier qu’à un malade de son proche cercle familial. La pratique est très encadrée, pour des raisons médicales mais aussi éthiques.
Première condition : le lien familial
Le donneurDonneurLe donneur est la personne sur laquelle le prélèvement d’organes et/ou de tissus a été effectué. doit être un parent, un frère, une sœur ou un enfant du malade en attente de greffeGreffeLa greffe est le remplacement, au moyen d’un acte chirurgical, d’un élément du corps humain qui ne fonctionne plus par un élément du corps humain qui fonctionne correctement. Cette technique envisagée par les médecins lorsque plus aucun autre traitement ne marche..
Depuis 2004, la loi de bioéthiqueBioéthiqueLa bioéthique se rapporte à la réflexion sur les problèmes éthiques et moraux liés à la recherche sur le vivant et ses parties (gènes, organes, produits issus du corps humain comme le sang ou le sperme, embryons). Elle vise à assurer le respect et la protection de chacun face aux progrès des connaissances et des techniques. Les lois de bioéthique sont les lois françaises qui encadrent la recherche sur le vivant et ses utilisations. permet aussi de prendre en compte les grands-parents, les oncles et tantes, les cousins germains, le mari ou la femme, ou toute personne vivant depuis au moins deux ans avec le malade.
En dehors de cette liste, aucun don de son vivant n’est possible.
Deuxième condition : la compatibilité
Comme n’importe quelle greffe, il faut que le donneur et le receveurReceveurLe receveur est la personne qui bénéficie de la greffe. soient les plus compatibles possible : même groupe sanguin, proximité des systèmes HLA…
C’est d’ailleurs pourquoi ce sont les membres de la famille très proche, génétiquement très semblables, qui sont les mieux placés pour donner.
Troisième condition : la liberté du choix
Pour donner un rein, il ne suffit pas d’être volontaire. Il faut suivre un processus au cours duquel le donneur candidat est informé, passe des examens de santé et voit sa candidature soumise à un comité d’expert (appelé « comité donneur vivant »).
Il s’agit de vérifier que le donneur a bien compris les enjeux et les risques de l’opération, mais aussi de s’assurer qu’il n’a pas subi de pression de l’entourage, qu’il est bien libre de son choix.
Date de mise à jour : 26/02/2010


