La vie avec une greffe
Une vie de plus en plus « normale »
Si la greffe d’organes est pratiquée depuis plus de cinquante ans, la survie et la qualité de vie des personnes greffées ne cesse de s’améliorer.
Jusqu’aux années soixante, les médecins essayaient surtout de réussir l’opération chirurgicale de greffe. La plupart des patients décédaient dans les jours suivant la greffe. Ils ont ensuite concentré leurs efforts sur la lutte contre le rejet des organes transplantés. En 1980, 30 % des reins greffés étaient rejetés par le corps dans les 12 mois suivant l’opération ; Avec les progrès réalisé dans l’immunosuppression, aujourd’hui, 90 à 95 % des reins greffés fonctionnent toujours au bout de la même période et 80 % des greffons sont encore parfaitement fonctionnels 5 ans après la greffe. Enfin, ces dernières années, les traitements immunosuppresseurs se sont perfectionnés et individualisés pour en limiter les effets secondaires.
Grâce à toutes ces avancées, la vie d’une personne greffée est aujourd’hui beaucoup plus agréable et proche de la normale qu’il y a 30 ans.
Chaque greffe d’organeOrganeUn organe est une partie du corps qui remplit une ou plusieurs fonctions bien déterminées. Il est généralement constitué de plusieurs tissus, organisés selon une structure complexe. Chaque organe est essentiel au bon fonctionnement de notre organisme. Les principaux organes sont le coeur, les reins, les poumons, le foie, le pancréas, les intestins. est un cas particulier, avec ses propres bénéfices. Recevoir une greffe de rein permet d’échapper à la dialyse et, si on le souhaite, de reprendre l’activité professionnelle que cette contrainte ne permettait plus.
Pour d’autres organes comme le cœur, les poumons ou le foie, la greffe sauve la personne d’un décès à court ou moyen terme. Aujourd’hui, certains greffés du coeur peuvent vivre plus de 20 ans avec leur greffonGreffonLe greffon est le terme général qui désigne l’élément du corps humain qui doit être greffé. Cela peut être un organe, un tissu ou encore des cellules. tout en voyageant, en faisant du sport, en ayant des enfants…
La pratique du sport
La pratique d’un sport est souvent encouragée. Elle permet, d’une part, de réadapter le corps à l’effort, et de l’autre, de réconcilier la personne greffée avec son corps. Il y a donc un double bénéfice thérapeutique et psychologique.
L’exercice physique doit être repris progressivement. La personne greffée apprend à comprendre les signes de son corps pour suivre son rythme.
D’une manière générale, les sports comme la natation, le ski de fond, la course, le canoë-kayak… sont à préférer aux sports d’équipe (rugby, football…) qui présentent des risques de blessures.
Les contraintes
Vivre avec un organe « étranger » dans son corps nécessite un suivi médical strict, des traitements médicamenteux spécifiques et une hygiène de vie rigoureuse.
Les personnes greffées doivent suivre un traitement anti-rejet à vie. Douleurs et fièvre doivent systématiquement être signalées au médecin car ils peuvent être le signe d’une mauvaise réaction au traitement. Le bon état du greffon est également vérifié.
Par ailleurs, le traitement à base d’immunosuppresseurs affaiblit les défenses immunitaires, d’où une plus grande vulnérabilité aux infections, aux réactions à l’exposition solaire, aux tumeurs. Le risque de cancer est accru. Une surveillance médicale est donc là encore nécessaire.
Les personnes greffées doivent aussi faire attention à leur consommation de sel, de sucres et de graisses pour prévenir certaines complications liées aux immunosuppresseurs, comme l’hypertension artérielle ou l’excès de cholestérol.
Date de mise à jour : 29/06/2010


