Les bénéfices de la greffe d’organes

Une vie de plus en plus « normale »

Si la greffe d’organes est pratiquée depuis plus de cinquante ans, la survie et la qualité de vie des personnes greffées ne cesse de s’améliorer.

Avec les progrès réalisé dans l’immunosuppression, aujourd’hui, 90 à 95 % des reins greffés fonctionnent toujours après 12 mois et 80 % des greffons sont encore parfaitement fonctionnels 5 ans après la greffe. Enfin, ces dernières années, les traitements immunosuppresseurs se sont perfectionnés et individualisés pour en limiter les effets secondaires.

Grâce à toutes ces avancées, la vie d’une personne greffée est aujourd’hui beaucoup plus agréable et proche de la normale qu’il y a 30 ans.

Chaque greffe d’organe est un cas particulier, avec ses propres bénéfices.

Recevoir une greffe de rein permet d’améliorer significativement la qualité de vie des malades. Elle permet d’échapper à la dialyse très contraignante. Greffés, les patients retrouvent une vie normale et une liberté de mouvement. Ils peuvent reprendre une activité professionnelle.

Pour d’autres organes comme le cœur, les poumons ou le foie, la greffe sauve la personne d’un décès à court ou moyen terme. Aujourd’hui, certains greffés du coeur peuvent vivre plus de 20 ans avec leur greffon tout en voyageant, en ayant des enfants…

Les personnes greffées peuvent refaire du sport, ce qui est même encouragé. Il permet, d’une part, de réadapter le corps à l’effort, et de l’autre, de réconcilier la personne greffée avec son corps. Il y a donc un double bénéfice thérapeutique et psychologique.

Cependant, l’exercice physique doit être repris progressivement et il faut éviter les sports d’équipe (rugby, football…) qui présentent des risques de blessures.

Un suivi médical nécessaire

Une greffe nécessite un suivi médical strict, des traitements médicamenteux spécifiques et une hygiène de vie rigoureuse.

Les personnes greffées doivent suivre un traitement anti-rejet à vie. Douleurs et fièvre doivent systématiquement être signalées au médecin car ils peuvent être le signe d’une mauvaise réaction au traitement. Par ailleurs, le traitement à base d’immunosuppresseurs affaiblit les défenses immunitaires, d’où une plus grande vulnérabilité aux infections, aux réactions à l’exposition solaire, aux tumeurs. Le risque de cancer est accru. Une surveillance médicale est donc là encore nécessaire.

Le Dr Corinne Antoine, néphrologue à l’hôpital Saint-Louis (Paris), parle des personnes greffées du rein

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Fabien, greffé du rein, témoigne de son expérience 

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Mathias, 24 ans, greffé du coeur, témoigne de son expérience

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Article mis à jour le 18 juin 2014
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