La pénurie d’organes

L’augmentation des besoins en greffons

Le besoin en greffons ne cesse de croître et le niveau de l’activité, bien qu’importante, ne suffit pas à le couvrir.

L’augmentation des besoins témoigne du succès de la greffe. Cette technique médicale est en effet de mieux en mieux maîtrisée, avec des résultats en termes de durée et de qualité de vie en constante progression. Les situations dans lesquelles une greffe est recommandée sont de plus en plus nombreuses et diversifiées.

Par ailleurs, le vieillissement de la population accentue les problèmes de santé aboutissant à une greffe.

Chaque année, le nombre de personnes inscrites en liste d’attente de greffe progresse. Actuellement, l’attente des patients peut durer plusieurs mois, voire des années.

La lutte contre la pénurie

La majorité des donneurs prélevés sont des personnes qui décèdent à l’hôpital en état de mort encéphalique suite à un arrêt vasculaire cérébral ou un traumatisme cranien. Cela concerne moins de 1 % des décès à l’hôpital ; or cette source d’organes représente actuellement près de 92,5 % des greffes réalisées en France.

L’Agence de la biomédecine soutient donc le développement du prélèvement d’organes sur d’autres catégories de donneurs : les donneurs vivants et les donneurs décédés après un arrêt cardiaque.
Néanmoins, ces pratiques ne permettent pas de venir à bout du problème de pénurie. Elles concernent quasi-exclusivement le rein et se limitent aux hôpitaux qualifiés et équipés notamment pour le prélèvement sur donneur décédé après un arrêt cardiaque.

S’agissant des défunts en état de mort encéphalique, le recensement plus systématique des donneurs potentiels dans les différents services hospitaliers a permis une progression sensible des prélèvements ces dernières années. 

Un enjeu clé : limiter le refus des familles « par précaution »

Certains défunts, pour lesquels un prélèvement est envisagé se révèlent être non prélevables pour des raisons médicales ou logistiques. Pour d’autres, le prélèvement est refusé. Soit par le défunt lui-même, qui s’était inscrit au registre national des refus ou qui avait signalé son opposition à ses proches. Soit par la famille qui, faute d’information sur le choix du défunt, refuse, par précaution, le prélèvement d’organessur leur proche.

Actuellement, près d’un prélèvement possible sur trois est refusé.

Illustration du graphique sur l'évolution de la Liste d'attente entre 2005 et 2014

 

Article mis à jour le 9 juin 2015
Partager cet article   Partager cet article sur Facebook - Nouvelle fenêtre
Etre donneur ou pas après sa mort Donner un rein de son vivant Tout savoir sur la greffe Les campagnes d’information Agenda